LES CHIENS
Nos chiens sont hébergés dans de grands parcs dans la mesure du possible à plusieurs, afin de respecter au mieux leur mode de vie social. Malheureusement certains d’entre eux ne tolèrent pas ou peu la présence de leurs congénères. Cela est le plus souvent dû à un manque de socialisation ou à de mauvaises expériences dans leur passé.
La répartition des chiens se fait sur trois pôles : « la cour », « les petits vieux », « les parcs ».
- La cour :
Les chiens les plus sociables vivent en groupe dans la cour intérieure de la ferme. Ils ont à leur disposition une mare pour les adeptes de la baignade et pour les moments de fortes chaleurs. Ils partagent leur repas tous ensemble sous l’œil attentif et bienveillant de nos soigneurs, afin d’éviter les bagarres.
- Les petits vieux :
Depuis maintenant quelques années, nous avons dédié une partie des bâtiments de la ferme aux plus anciens et plus fragiles, que nous appelons affectueusement « les petits vieux ». Demandant pour la plupart une surveillance particulière du fait de leur état de santé fragile, nous avons choisit de les laisser au plus près de nous. Ils se partagent soit des parcs extérieurs avec comme abris des granges bien isolées du vent normand et du froid, soit une cour commune avec pour abri intérieur, une ancienne écurie rénovée. Ce bâtiment contient une salle de préparation de leur nourriture, une salle de soins, deux salles de réserve de linge (vital pour maintenir nos protégés au chaud durant l’hiver), ainsi que quatre boxes à chevaux que nous avons aménagé de telle sorte à y disposer suffisamment de paniers douillets pour tous nos petits vieux.
- Les parcs :
Nous disposons pour les chiens du refuge, d’une soixantaine de parcs mesurant de 50 à 1000 m2. Sur un terrain verdoyant, tous nos enclos sont arborés, et aménagés de niches ou chalets. Certains parcs offrent la possibilité d’abriter plusieurs chiens selon leur degré de sociabilité avec leurs congénères. Nous disposons également de parcs spécialement conçus pour les chiens fugueurs. Nous n’hébergeons aucun animal du refuge en boxes bétonnés, sauf si leur état de santé exige une surveillance de très près.
- Le parc de détente et de rencontre
Ce parc clôturé, d’environ 3500 m2, nous permet de laisser nos chiens se dépenser à leur guise et de travailler avec eux les bases d’éducation que certains d’entre eux ignoraient encore. Le travail de nos apprentis éducateurs canins, favorise la réhabilitation de certains chiens difficiles, et permet aussi de maintenir une bonne éducation et un bon rapport à l’homme des chiens de famille abandonnés. Nous utilisons également cet espace, éloigné de toute excitation pour présenter les chiens.
LES CHATS
Tous nos chats, viennent d’horizons différents (abandon, errance, maltraitance…). Ce sont au total plus d’une centaine de chats qui se partagent trois grands enclos de plus de 2500m². Afin de répondre au mieux au mode de vie solitaire de cette espèce, un grand nombre d’abris, de niches, de points d’eau et de points de nourriture ont été disposés dans chaque chatterie. Chaque enclos est également muni de chalets chauffés l’hiver pour les plus frileux.
- La leucoserie :
La particularité de l’AVA est de disposer d’une leucoserie, (séparée des 2 autres chatteries par un long couloir), pour les chats atteints de la leucose et du FIV (pour l’anglais Feline Immunodeficience Virus). Tout comme le HIV chez l’humain, le FIV chez le chat provoque une fragilité du système immunitaire. L’animal est alors beaucoup plus vulnérable à tout type d’infection réduisant ainsi son espérance de vie. Néanmoins, certains chats vivent parfaitement bien avec cette pathologie pendant un temps, parfois même à vie. Aussi, tant que l’animal ne souffre pas, il peut mener une existence tout à fait normale.
- L’infirmerie chatterie :
Nous disposons, également, d’un enclos « infirmerie chatterie », dans laquelle se trouve un petit chalet comprenant plusieurs cages, carrelées et isolées. Cette infirmerie nous permet de garder sous surveillance les animaux nécessitant des soins ponctuels. Nous l’utilisons également comme lieu de transition et de surveillance sanitaire pour les nouveaux chats abandonnés au refuge, afin de nous assurer de leur état de santé et de leur appétit.
LES ÉQUIDÉS
Chevaux, ânes et mulets, au total plus de 50 équidés sont présents sur le domaine. Beaucoup sont très âgés et la majorité était condamnée à une mort certaine (maltraitance, abandon, décès du propriétaire...). Grâce à la bonne volonté et à la passion de personnes motivées, ils ont pu être sauvés et coulent maintenant des jours heureux dans de vastes pâturages, entourés de leurs congénères. Tous les prés sont munis de plusieurs abris, de points d’eau et de nourrissage.
Nos chevaux sont ici à la retraite, nous avons donc décidé de ne pas les monter ni les travailler. De part leur condition de vie, aucun de nos chevaux n’a besoin d’être ferré. Néanmoins, un Maréchal Ferrand leur rend visite pour entretenir leurs sabots.
LES BOVINS
Nos onze bovins proviennent eux aussi, pour la plupart, de sauvetage. Certains nous sont confiés par des particuliers ayant décidé de prendre en charge ces animaux maltraités en subventionnant leur retraite dans nos pâturages. D’autres trouvent refuge à l’AVA grâce à l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir), qui oeuvre pour secourir les animaux de ferme en détresse.
Tous les prés leur étant destiné sont équipés d’abris, près desquels sont disposés le fourrage et les points d’eau. Les troupeaux sont régulièrement déplacés sur le domaine afin de permettre aux herbages de se reconstituer. Certains de nos bovins sont hébergés en compagnie de chevaux et la cohabitation se passe au mieux.
LES LAPINS
Une quinzaine de lapins se partagent un enclos boisé près des chatteries. Certains d’entre eux ont été abandonnés, d’autres sont nés au refuge. Nous avons disposé plusieurs abris dans cet enclos, mais bien évidemment cela ne les a pas empêché de creuser de nombreux terriers ! Plusieurs distributeurs de granulés à volonté sont mis à leur disposition. Néanmoins chaque jour nous ajoutons, également, des carottes, de la laitue fraîche et parfois du pain dur dont ils raffolent. Bien qu’il s’agisse pour la plupart de lapins domestiques, nos petits lagomorphes ne sont pas des animaux de compagnie pour autant. Les adopter pour les mettre en cage mettrait gravement en péril leur bien être. Nous souhaitons donc que nos lapins soit adoptés uniquement par des personnes pouvant leur fournir des conditions de vie semblables à celles qu’ils ont au refuge.
LES DAIMS
Les daims étaient présents sur le domaine lorsque le Dr Bedossa a reprit la direction du refuge en 2004. Nous hébergeons, aujourd’hui, environ 50 daims dans deux enclos boisés d’une superficie de 5 hectares. Nous alternons leur séjour dans chacun des enclos, afin de permettre la repousse de la végétation principalement en période estivale. En période hivernale, les animaux sont nourris de foin, de paille, de maïs et d’orge aplatie.
Même si nos daims ont toujours vécu en captivité et ont été habitués à la présence de l’homme, il s’agit d’une espèce sauvage que nous avons choisit de ne pas apprivoiser. Aussi, hormis l’apport de complément alimentaire en hiver et les visites sanitaires, nous ne pénétrons que très rarement dans leur enclos afin de ne pas les perturber.
LES PIGEONS
Un grand pigeonnier abrite plus d’une centaine de pigeons. La plupart sont des oiseaux trouvés à Paris et ramenés chez nous par la SPOV (Société protectrice des Oiseaux de Ville), qui viennent régulièrement entretenir le pigeonnier et s’occuper de leurs petits rescapés. Néanmoins notre structure n’est pas adaptée pour prodiguer des soins aux animaux de la faune sauvage et ni aux oiseaux domestiques. Et notre population de pigeon est déjà très importante, c’est pourquoi nous ne pouvons accueillir d’autres pigeons.






































